Contrairement à ce que disent les constructeurs, les machines les plus récentes ne sont pas des Ferrari, mais ressemblent plus à des 2CV transformées en dragsters. En voulant préserver à tout prix la comptabilité avec l’existant sans oser refondre en profondeur l’architecture PC, Intel, Microsoft et les fabricants de PC ont créé un nouveau monstre de Frankenstein, qui fait cohabiter technologies de dernières génération et oripeaux du PC à l’ancienne (IRQ, concept de BIOS antédiluvien). Et comme si cela ne suffisait pas, Windows doit gérer des milliards de combinaisons de composants (chipset, cartes graphiques, BIOS, cartes son…) d’origine et de qualité très variées et orchestrer leur fonctionnement pour obtenir quelque chose de fonctionnel.
Demander la perfection serait illusoire : que le PC fonctionne dans ces conditions est déjà un miracle…

Source : Christophe Bardy pour Le Monde Informatique