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13 Mar

Le songe d’une nuit d’été

Posted in Théâtre on 13.03.07

Vendredi, avec Wilfrid, nous avons pu assister à une des premières représentations du Songe d’une nuit d’été à la MC93. Mon article ne saura pas retranscrire l’émotion que j’ai ressenti en voyant cette création.

Le Songe d’une nuit d’été © Michel Gantner

Déjà le texte : c’est la première fois que j’écoute une pièce de Shakespeare, c’est tout simplement beau. William Shakespeare tire une profondeur et une puissance des mots, c’est incroyable, je suis sous le charme. Ce n’est pas du tout élitiste comme je pouvais m’y attendre.

Ensuite le sujet : les songes, les rêves, quoi de mieux pour m’emmener au coeur d’une histoire ? Une reine des fées, de l’amour, de la jalousie et même du sexe. Tout est merveilleuse mêlé pour créer un conte universel.

Pour finir la mise en scène : moderne et classique, un mix surprenant. Les hommes joués par des femmes, les femmes jouées par des hommes, tout le monde en jupe, en robe ou nu. Tout est noir ou blanc ou les deux. La forêt originelle est représentée par une forêt de tubes illuminés par des néons…

Le songe d’une nuit d’été
de WILLIAM SHAKESPEARE
Création de JEAN-MICHEL RABEUX
du 5 MARS au 3 AVR 2007
à la MC93
(du lundi au samedi à 20h30, dimanche à 15h30, relâche mercredi et jeudi)

Spectacle créé le 18 janvier 2007 au Théâtre de l’Agora-Scène Nationale d’Evry et de l’Essonne

Texte
William Shakespeare

Adaptation, mise en scène
Jean-Michel Rabeux

Scénographie, Costumes
Pierre-André Weitz

Lumière Jean-Claude Fonkenel

Musique Eric Sterenfeld

Assistante à la mise en scène
Sophie Rousseau

Assistant à la scénographie
Fabien Teigné

Réalisatrice des costumes
Nathalie Bègue

avec
Corinne Cicolari,
Claude Degliame,
Hugo Dillon,
Thomas Durand,
Georges Edmont,
Kate France,
Frédéric Giroutru,
Marc Mérigot,
Céline Millat-Baumgartner,
Gilles Ostrowsky,
Christophe Sauger,
Marie Vialle

Le Songe d’une nuit d’été © Michel Gantner

NOTE D’INTENTION

J’aime les songes. Tous mes spectacles sont des songes tendus vers les spectateurs, comme on tend les bras.
Par songe je veux dire TERRA INCOGNITA où l’homme s’évade des interdits, des bienséances, de la mort même, puisqu’au théâtre, comme en songe, on ressuscite. Par Songe je veux dire pays des plaisirs, ce qui en nous échappe à notre raison, plonge dans les forêts de l’enfance, bruissantes de désordres, de voluptés, de peurs, de jouissances. Le mot moderne pour cet inconnu c’est l’inconscient.
Le songe d’une nuit d’été est un double rêve, il est le rêve dans le rêve, comme on dit le théâtre dans le théâtre. A l’intérieur du rêve qu’est tout théâtre, s’en joue ici un autre, j’allais dire véritable, qui entraîne tous les personnages au royaume érotique, qu’on peut appeler amoureux si lon préfère, qu’on peut appeler vital.
Le texte nous dit, nous chante, nous chuchote que la Nuit a toujours raison sur le Jour, que l’Amour a toujours raison sur la loi, que le désir a toujours raison de toutes nos raisons. Pour une fois, sur un de mes plateaux, tout ne concourra qu’à la vie. La Mort, ici, n’existe pas. Alléluia !

Jean-Michel Rabeux

Le Songe d’une nuit d’été © Michel Gantner

ENTRETIEN

Le songe d’une nuit d’été est sans doute une des pièces les plus riches de Shakespeare tant au niveau des thèmes abordés que des formes théâtrales qu’elle propose. Avez-vous fait des choix dans votre travail ? Avez-vous privilégié certains univers ?
Inconsciemment probablement, mais consciemment non. Jai essayé de faire en sorte que tous les niveaux de la pièce soient vivants, présents, interpénétrables et se répondent les uns aux autres. Il faut que tous ces mondes cohabitent et s’entremêlent dans le savant désordre initié par Shakespeare. Le monde de la Cour et du pouvoir, d’abord, avec le danger mortel qu’il représente, même s’il est grotesque. Le monde du merveilleux, du songe à proprement parler, des fées, des reines et rois de la nuit. Celui des amoureux éparpillés les uns au travers des autres, interdits d’amour et puis éperdus d’amour, ou de désir, comme on préfère.
Bien sûr le monde des artisans, qui met en dérision et l’amour, et le pouvoir, et la nuit et le théâtre même. Mais en respectant tous ces entremêlements j’ai essayé de les extraire de la sphère de la convention romantique pour les amoureux, ouvriériste pour les artisans, kitsch pour les elfes. Tous les personnages, y compris ces dieux qui n’en sont pas, doivent offrir leurs failles véritables, ils doivent témoigner de leur douleur. De la nôtre.

Quelle traduction avez-vous utilisée ?
C’est la première fois que je monte Shakespeare, parce que ce qui m’intéresse dans un texte, au-delà de ses thèmes, c’est la matière textuelle. J’ai monté très peu d’auteurs étrangers à cause de ça. A la lecture des différentes traductions je n’étais pas satisfait de ce que je lisais. Non pas parce qu’elles manquaient de fidélité ou de poésie. Elles ont toutes des qualités, mais elles ne me satisfaisaient pas scéniquement, théâtralement. Elles ne satisfaisaient pas l’urgence, le ici et maintenant qu’est une représentation. Donc j’ai décidé d’y aller. Je me suis servi de traductions littérales, ou vieillies, romantiques justement, comme pour m’y opposer et libérer ma propre inventivité. C’est une sorte d’adaptation libre. Je rentre à l’intérieur de Shakespeare, de sa langue, de ses thèmes, et j’en use,j’en abuse. Cest un rapt, un viol, un acte très incorrect, très peu honnête, pas démocratique, pas déontologique pour un rond, c’est juste amoureux fou. Je suis amoureux fou de la langue de Shakespeare.
Bref, je fais comme je peux.

Le Songe d’une nuit d’été © Michel Gantner

Parmi les thèmes dont nous parlions il y en a un de très présent dans tous les univers, c’est celui du désir. Avez-vous le sentiment qu’il y a pour tous les personnages le besoin de satisfaire leurs désirs avant que ces désirs s’estompent ?
Oui, il y a une urgence. Le Songe dont il est question n’est pas seulement le songe dans lequel vont être plongés les jeunes gens drogués par les filtres amoureux des dieux, c’est la totalité de la pièce qui est un songe. Il y a le songe dans le songe, celui des amoureux, comme il y a le théâtre dans le théâtre, celui des artisans. Mais on est livré à un songe sans cesse. Tout est songe. De ceux dont on a peur de s’éveiller tellement ils sont délicieux, on se dépêche d’aller au bout du rêve avant le terrible réveil qui nous remettra dans l’univers du pire, celui où tous les désirs vont sombrer, où tout ce qui a été rêvé, la folie des âmes et des coeurs, va pâlir puis s’effacer à la lumière du jour.

L’érotisme est très présent dans cette pièce ?
C’est érotique dans le sens où tout est mu par le désir, tout est désirable, tout est désiré : le roi et la reine, les artisans, les dieux, la nature entière, la lune, les bêtes, les eaux C’est en deçà du libertinage je crois, cest plus près de Villon, de Rabelais et de sa truculence, que de Sade ou de Laclos. C’est plus libre que libertin, c’est joyeux, cruel et vivant. C’est très dur à jouer, le désir, le faire sentir dans la langue autant que dans les corps. Comment faire sentir le sang qui bat violemment dans chaque personnage sans tomber dans le ridicule, sans donner dans la pornographie. Il faut que tout soit présent mais toujours en suspend. Quand on scrute l’inconscient érotique sur un plateau, il faut le faire d’une façon qui permette d’aller au plus dangereux, sans rémission, mais en laissant à l’imaginaire du spectateur une porte de sortie. Parfois c’est le rire, parfois cest une extrême délicatesse, parfois c’est la grâce des corps, leur énigme. Shakespeare fait ça et je veux lui être fidèle.

Le Songe d’une nuit d’été © Michel Gantner

Le désir est aussi un moyen de mettre en cause l’ordre social ?
Oui. Cest ça le théâtre, non? Cest le seul lieu social où le social est mis en cause par l’art. L’art en général met en cause le social, mais quand on lit on est seul face à l”uvre. Au théâtre on est entouré d’autres humains tout proches dans ce lieu social qui, très étrangement, violemment, dangereusement, avec une force qui pénètre l’imaginaire de façon durable, fracasse toutes les lois sociales. Evidemment il faut un ordre social, mais cette évidence est tellement puissante qu’il faut la remettre en cause en permanence pour que l’on n’aille pas vers cette société où il y a une caméra de surveillance pour quatorze britanniques. On sait le danger qui fait que trop d’ordre fait basculer la société vers un désordre terrible. Le rôle du théâtre est de rappeler à l’ordre ceux qui veulent créer ce désordre là, celui de trop d’ordre. Plus jamais d’étoile jaune, plus jamais de triangle rose, et on est en plein dedans, autrement, mais dedans.. Monter Le songe est une façon de résister, résister et lutter contre toutes les formes de dictatures, qui se mêlent de nos secrets. C’est une façon de résister contre l’abus que le social exerce sur le singulier.
Le théâtre est fait pour dire non à certaines choses. C’est une utopie, sans doute, mais féroce, résister à ça en allant puiser dans le secret de chacun ce qui échappe au social. Il n’y a pas le Bien d’un côté et le Mal de l’autre, la sauvagerie de l’homme singulier d’un côté, et la mise en ordre harmonieuse de l’homme en société de l’autre. Il faut trouver un équilibre entre ces deux pulsions humaines du trop de sauvage et du trop d’ordre, et le théâtre est le “lieu” de ça. A notre époque il faut questionner très vertement le social, c’est une nécessité impérieuse, une survie. Le poids de la loi augmente, sa puissance technologique envahit, la zone secrète s’amenuise de jour en jour, les prisons sont de plus en plus pleines, les peines de plus en plus lourdes et de plus en plus longues. Il n’y a plus beaucoup de forêts nocturnes où s’échapper’ mais cela beaucoup d’entre nous le savent.

Pour en revenir aux artisans, et à leur représentation du théâtre, comment les imaginez vous comme acteurs puisque ce sont eux qui choisissent de devenir comédiens sans aucune injonction du pouvoir ?
Les artisans me font penser aux handicapés acteurs de la compagnie de L’Oiseau Mouche, avec lesquels j’ai travaillé. Ce qui est bouleversant chez eux c’est que leur maladresse laisse apparaître, béante, leur humanité. Ce qui bouleverse le théâtre ce n’est pas le savoir faire d’un acteur mais son humanité, ce qui passe de sa nature de mortel. C’est sa personne, souffrante, ridicule, touchante, magnifique parce qu’unique, qui m’est essentielle sur le plateau. Moi j’aime la maladresse chez les acteurs, elle me touche souvent plus que leur adresse. Les hommes sont touchants, car ils sont maladroits. Je suis même méfiant face au trop de savoir faire, c’est un masque, il rend commun. J’aime ce mot de Sarah Bernhardt : “C’est un acteur, ce n’est pas un artiste” Avec les artisans la difficulté c’est que le travail de clown doit être méticuleux, extrêmement précis, mécanique presque, mais en même temps derrière cela, ou devant, il doit demeurer des êtres humains. C’est l’art de l’acteur à son comble.

Comme il est indiqué dans le titre même de la pièce toute cette aventure se passe la nuit ? Quel est pour vous son rôle, son statut ?
La nuit du Songe est aussi vraisemblable que celle que l’on trouve dans les contes… La nuit est ici la métaphore de l’ombre, mais de l’ombre portée que l’acteur, comme le personnage, comme nous tous, a en lui. C’est l’endroit de la liberté, de l’éros, c’est l’endroit où la loi est remise en cause ou plus exactement “oubliée” C’est la nuit des boites, des bars, des travestis, des backrooms, des théâtres, celle des noctambules.
Cette nuit du Songe est vraiment le contraire du jour, comme l’amour est le contraire de la loi et la passion le contraire de la raison. La lune de cette nuit-là ce sera une boule tango… une énorme boule tango… C’est une nuit électrique, la voûte céleste se reflétera sur un sol en miroir. Notre nuit sera celle de la Voie lactée.

Peut-on dire que Le Songe est une pièce païenne ?
Oui c’est très païen. C’est à côté du monothéisme.
Shakespeare, et c’est son génie, parvient à échapper à la dualité morale, à la pensée monolithique du monothéisme. C’est très mythologique, en dehors du fait que cela se passe à Athènes, une sorte d’Athènes, tout est imprégné de cette culture polythéiste… Ovide et ses “Métamorphoses”, mais Aristophane, Lucrèce… C’est une pièce des yeux, du danger mortel des yeux. C’est dionysiaque, le dieu des yeux. Il y a aussi un lien avec le monde surnaturel dans lequel vivait encore les anglais de l’époque shakespearienne, celui des fêtes rurales pré-chrétiennes peuplées d’êtres magiques. C’est avant l’invention de Dieu, l’Unique. Quel homme !

Entretien avec Jean-Michel Rabeux,
réalisé par Jean-François Perrier,
novembre 2006

Le Songe d’une nuit d’été © Michel Gantner

L’EQUIPE

Jean-Michel Rabeux s’engagea dans des études de philosophie avant de s’intéresser au théâtre, comme comédien d’abord, puis très vite comme metteur en scène et auteur. Un parcours qui le mène de Racine à Copi traversant l’oeuvre de Molière, Marivaux, Labiche, Durif, Ristat, Pirandello aussi bien que les textes de Sade et de Genet, mêlant classiques et contemporains, revendiquant, à travers cet éclectisme, un théâtre questionneur et décapant. Un théâtre où la puissance des mots, supports de la pensée, de la réflexion, de l’émotion et du désir, n’est rien sans la puissance des corps, exposés non par la volonté de provocation gratuite mais, par la nécessité de faire participer l’éros à la représentation théâtrale sur laquelle plane l’ombre de la mort. Ce théâtre traite des corps sur scène comme le ferait un peintre sur sa toile transfigurant la nudité crue de ses modèles (Rembrandt, Vélasquez, Bacon). Cette préoccupation de la “représentation” du lien intime corps-esprit se retrouve dans l’oeuvre dramatique de Jean-Michel Rabeux de Déshabillages, sa première pièce (1983) à L’Eloge de la Pornographie (1987) en passant par Légèrement sanglant (1991) et Nous nous aimons tellement ou Le Ventre. Il est l’auteur de Les Charmilles et les morts. Toujours un questionnement sur ce que l’on cache ou sur ce qu’il n’est pas convenable de dévoiler, sur le profondément enfoui qui surgit parfois inopinément nous conduisant dans un même mouvement d’un sentiment d’effroi à un troublant éclat de rire.

Depuis 1976, Jean-Michel Rabeux crée régulièrement des spectacles. Ses mises en scène les plus récentes :
2006 Emmène-moi au bout du monde !…de Blaise Cendrars
2005 Le Sang des Atrides d’après Eschyle
2004 Feu l’amour avec trois pièces de Georges Feydeau : On purge bébé, Léonie est en avance, Hortense a dit ‘j’m’en fous’; Ne te promène donc pas toute nue.
2003 Déshabillages (Comédie Mortelle) de Jean-Michel Rabeux
2001-2002 Arlequin poli par l’amour de Marivaux, mise en scène de Jean-Michel Rabeux et Sylvie Reteuna ; L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer de Copi
2000 Le Labyrinthe de Jean-Michel Rabeux et Sylvie Reteuna
1999 Meurtres hors champ d’Eugène Durif
1998-1999 Les Enfers Carnaval de Jean-Michel Rabeux
1997 Le ventre de Jean-Michel Rabeux ; Tentative de Pieta d’après L’Ennemi déclaré de Jean Genet ; Nous nous aimons tellement de Jean-Michel Rabeux
En juin 2006, il crée TRANS… qui “n’est pas un festival, mais une fête” au Théâtre du Chaudron. Des metteurs en scène qu’il aime présentent leurs spectacles pendant deux semaines. Une façon pour lui de faire la preuve que la TRANSmission s’opère dans notre art.

Corinne Cicolari

Au théâtre, elle a joué avec Jean-Michel Rabeux Tentative de Piéta de Jean Genet, Les Enfers Carnavals de J. M. Rabeux, Arlequin poli par l’amour de Marivaux, Le Sang des Atrides d’après Eschyle et également avec Bernard Beuvelot Fantômas, Le 17ème de cavalerie lourde, La Dernière ordonnance, Après la pluie le beau temps : textes de Didier Patard, La Cagnotte de Labiche, Le Dindon de Georges Feydeau, Le Legs de Marivaux ; avec Albert Simon La Locandiera de Goldoni. En musique, elle a créé plusieurs tours de chants tels que : Tour de chant Pierre Mac Orlan, Tour de Chant avec Big Band Jazz, Tour de chant : paroles de JM Rabeux et musique de Laurence Barrère. En juin 2006, elle a conçu et interprété un tour de chant Janis Joplin & Jim Morrison a capella durant le festival Trans. Elle a été la chanteuse du groupe Philéas Frog de 1994 à 1999. Au cinéma, elle a tourné avec Jean-Pierre Marchand et Jean-Pierre Mocky.

Claude Degliame

Au théâtre, elle a joué avec Claude Régy Les gens déraisonnables sont en voie de disparition et Par les villages de Peter Handke, La Trilogie du revoir et Grand et petit de Botho Strauss, Elle est là de Nathalie Sarraute ; avec Bruno Bayen Les Fiancées de la Banlieue et Faut-il choisir pour rêver ? ,textes de Bruno Bayen ; avec Jacques Lassalle L’Heureux stratagème de Marivaux, Emilia Galotti de Lessing, Le Misanthrope de Molière ; avec Antoine Vitez L’Echange de Paul Claudel ; avec Philippe Adrien Les Bacchantes; d’Olivier Py L’Apocalypse Joyeuse.
Depuis toujours, elle travaille avec Jean-Michel Rabeux La Fausse suivante de Marivaux, Onanisme avec troubles nerveux chez deux petites filles, L’Eloge de la pornographie, Légèrement sanglant, Les Charmilles, Nous nous aimons tellement (textes écrits par Jean-Michel Rabeux), Ce qui est resté d’un Rembrandt déchiré en petits carrés bien réguliers et foutu aux chiottes de Jean Genet, Phèdre de Jean Racine, L’Amie de leurs femmes de Pirandello. L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer de Copi, Déshabillages (Comédie mortelle) de Jean-Michel Rabeux, Feu l’Amour ! d’après trois pièces de Georges Feydeau, Le Sang des Atrides d’après Eschyle, et dernièrement Emmène-moi au bout du monde… ! de Blaise Cendrars. Elle a mis en scène et joué Phèdre de Jean Racine.

Hugo Dillon

Formé à la Classe Libre des Cours Florent, il a joué dans les mises en scène de Jérémy le Louet Macbett de Ionesco ; avec Jean-Charles Mouveaux Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce ; Jean-François Mariotti Gabegie; avec Courtney Kraus.

Thomas Durand

Après une formation au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris (classes de Andrzej Sewerin, Muriel Mayette, Joël Jouanneau), il a joué avec Bernard Sobel Don, mécènes et adorateurs d’Alexandre Ostrovski ; Benoît Lavigne Roméo et Juliette de William Shakespeare ; Alain Ollivier Les Félins m’aiment bien d’Olivia Rozenthal ; Jean-Pierre Garnier Les Enfants d’Edward Bond. Il rencontre Jean-Michel Rabeux lors de l’atelier de 3ème année du Conservatoire : Le Balcon ou à peu près d’après Jean Genet. Il met également en scène Eveil du printemps adapté librement par J-P. Garnier. Au cinéma, il a tourné avec Jacques Rivette, Jean- Paul Civeyrac et Zabou Breitman.

Georges Edmont

Avant d’être comédien, il a été chef sommelier et caviste.
Carrière de prestige qui l’a amené à travailler à La Tour d’Argent, chez Fauchon et au restaurant La Seine à New York (de 1957 à 1984). Il devient assistant à la réalisation pour Jérôme Abenheimer Sombre printemps d’Unika Zurn et Enfant et Roi d’après le journal d’Heroard. De 1987 à 1989, il suit les cours de Paule Annen qui dirige la compagnie Akminas. Depuis 1989, il est acteur et a joué avec Jean-Michel Rabeux Les Enfers Carnaval, Nous nous aimons tellement, Le Vide était presque parfait, Le Travail du plâtre, Les Charmilles, L’Indien : textes de Jean-Michel Rabeux et L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer de Copi, Arlequin poli par l’amour de Marivaux ; avec Serges Noyelle le Cabaret Nono ; avec le Styx Théâtre One days 49 et Labyrinthe ; avec Sylvie Reteuna Le Roi Lear d’après Shakespeare.

Kate France

En Angleterre avec sa compagnie, The Grand Opéra of Oklahoma, elle a créé plusieurs petites formes présentées dans des galeries ou théâtres. En tant que comédienne, elle a travaillé en France, avec Mladen Matéric Le Jour de fête et Le ciel est loin la terre aussi ; avec Jean-Michel Rabeux Le Travail du plâtre, Les Charmilles, Les Enfers carnaval, Déshabillages (textes de Jean-Michel Rabeux) et Arlequin poli par l’amour de Marivaux. Elle compose la musique de plusieurs de ses spectacles. Elle a mis en scène Paroles d’oiseaux avec la compagnie de l’Oiseau Mouche et Les Chroniques Martiennes avec le collectif Strangelucid. Au cinéma, elle a réalisé Le Génie des Lieux, 9 films en collaboration avec Sylvie Reteuna.

Frédéric Giroutru

Après une formation au Conservatoire National de Région de Grenoble, il intégre l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg puis la Classe Libre de Florent (classes de Jean-Michel Rabeux et Michel Fau). Il est admis en 2003 au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique (classes de Dominique Valadié et Daniel Mesguich). Au théâtre, il a joué avec Philippe Sire Un Coeur faible de Dostoïevski, avec Michel Fau Cosi Fan Tutte de Mozart, avec Olivier Py Les Vainqueurs.

Marc Mérigot

Après une formation aux Beaux-Arts, il devient professeur d’arts plastiques et illustrateur. Il fréquente le théâtre en tant que décorateur et devient assistant de Jean-Michel Rabeux. La complicité qui les lie l’amène à monter sur le plateau et devenir comédien. Avec Jean-Michel Rabeux il a joué dans Ce qui est resté d’un Rembrandt déchiré en petits carrés bien réguliers et foutus aux chiottes de Jean Genet, Le Vide était presque parfait, Le Travail du plâtre, Tentatives de Piéta et Les Enfers carnaval, Arlequin poli par l’amour de Marivaux, L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer de Copi, Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Stig Dagerman. Il travaille également avec Kate France dans Etrange Lucide de Kate France et avec Sylvie Reteuna dans Le Roi Lear d’après Shakespeare.

Céline Millat-Baumgartner

Après une formation de danse classique, elle suit le Cours Florent, classe libre de 1998 à 2001.
Au théâtre, elle a joué avec Jean-Michel Rabeux L’homosexuel ou la difficulté de s’exprimer de Copi ; Jean Maqueron L’Androcée; Monica Espina La Compagnie des Spectres de Lydie Salvayre ; Thierry de Peretti Valparaiso et Richard II de William Shakespeare ; Wissam Arbache Le Château de Cène; Frederick Maragnani Blanche neige; Jean de Penge Le Retour au désert de Bernard Marie Koltès ; Lucie Berelowitsch L’Histoire du Soldat, Les Placebos de l’Histoire. Au cinéma, elle a tourné avec Irène Jouannet et Eduardo di Gregorio. Gilles Ostrowsky Il est co-fondateur de la compagnie Octavio avec laquelle il a mis en scène et joué dans plusieurs spectacles : La Porte, le Retable, le Christ et le Clown, Les Caissières sont moches version rue. Il a par ailleurs travaillé avec Jean-Michel Rabeux, Sylvain Maurice, Catherine Beau et Eugène Durif, Pierre Guillois, Pascale Siméon, Mattew Jocelyn, Olivier Besson, Pierre Blaise (marionnettes).

Christophe Sauger

Au théâtre, il a joué avec Jean-Michel Rabeux Le Sang des Atrides d’après Eschyle et Feu l’Amour ! d’après trois pièces de Georges Feydeau et aussi sous la direction de Pierre Hoden De beaux héros en vérité de Tchekhov ; de Sandrine Lanno Le calmant de Samuel Beckett et Indices humains de Philippe Minyana et Stig Dagerman, Paroles données de Jon Fosse et Samuel Beckett, Crimes fantômes de Jean-Michel Rabeux ; de Jean-Michel Ribes Amorphe d’Ottenburg de Jean-Claude Grumberg ; de Laurent Gutmann Je meurs de Nathalie Sarraute, La vie est un songe de Pedro Calderon, Le coup de filet de Bertolt Brecht, Le Balcon de Jean Genet ; de Xavier Hollebecq Der lauf der linge, Le livre de Judith; mais aussi de Philippe Person, Eram Sobhani ou encore Frédéric Aspisi, et Macha Makeïef.

Marie Vialle

Après une formation à l’école de la rue Blanche (ENSATT) et au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, elle a joué, authéâtre, sous la direction de Philippe Adrien, Jean-Louis Benoît, Jean-Louis Martinelli, Renaud Cojo, Jacques Nichet, David Lescot, Julie Brochen, Jean- Michel Rabeux. Elle a mis en scène et interprété Le Nom sur le bout de la langue et Triomphe du temps de Pascal Quignard. Au cinéma, elle a tourné avec Joseph Morder, Vincent Dietschy, Thomas Bardinet, Michel Spinoza, Augustin Burger.

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2 Comments »

Les commentaires sur cet article

  1. MatooBlog » « Le songe d’une nuit d’été » à la MC93 de Bobigny says:

    […] L’avis des copines : Matthieu. […]

    1. 2007 » Bleu-Rouge blog says:

      […] après l’apocalypse, je survis, c’est déjà pas si mal. Février : rien Mars : découverte de Shakespeare avec Le Songe d’une Nuit d’Eté, une révélation, c’est un auteur résolument moderne et les textes sont d’une […]


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