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25 Apr

Planète de secours

Posted in Divers on 25.04.07

Ca y est ! On en a trouvé une, toute belle (de type terrestre habitable), bien dodue (50% plus grosse que la Terre), toute chaude (entre 0 et 40°C), pas trop loin (20.5 années lumière) et elle tourne rapidement (en 13 jours) autour d’un petit soleil rouge (Gliese 581).

D’après une étude à paraître, jeudi 26 avril, dans la revue Astronomy and Astrophysics, une planète “de type terrestre habitable”, capable d’abriter une vie extraterrestre, a été détectée pour la première fois par une équipe d’astronomes dans un système planétaire extrasolaire. Trois laboratoires associés au CNRS ont participé à la découverte, avec des chercheurs de l’Observatoire de Genève et du Centre d’astronomie de Lisbonne.

Selon ses découvreurs, cette exoplanète, qui orbite autour de l’étoile Gliese 581, se trouve à 20,5 années-lumière de notre planète. Sur les quelque 200 planètes connues à ce jour, c’est la plus légère et la première à “posséder à la fois une surface solide ou liquide et une température proche de celle de la Terre”.

“UNE SUPER-TERRE”

Selon le principal auteur de l’étude, l’astrophysicien Stéphane Udry, la température moyenne de cette “super-Terre, est comprise entre 0 et 40 °C, ce qui autorise la présence d’eau liquide à sa surface”, et “son rayon serait 1,5 fois celui de la Terre”, ce qui indiquerait “soit une constitution rocheuse [comme pour la Terre], soit une surface couverte d’océans”. Sa masse est très faible (cinq fois supérieure tout de même à celle de la Planète bleue).

Le CNRS a souligné dans un communiqué que ses caractéristiques permettaient d'”imaginer l’existence d’une éventuelle vie extraterrestre”. Un autre auteur de la découverte, Xavier Delfosse (université de Grenoble) souligne qu'”en raison de sa température et de sa relative proximité [de la Terre], cette planète va devenir très probablement une cible très importante des futures missions spatiales consacrées à la vie extraterrestre”.

Découverte avec le télescope Harps de 3,6 m de l’Observatoire spatial européen (ESO) de la Silla, au Chili, cette planète orbite en treize jours autour de l’étoile Gliese 581 (Gl 581) et elle est 14 fois plus proche de cette étoile, que la Terre l’est du Soleil.

Source : Le Monde

La dernière découverte majeure des chasseurs de planètes situées hors de notre système solaire, annoncée mardi 24 avril, ne ressemble pas encore à la Terre comme deux gouttes d’eau. Mais, pour la première fois, la présence de ce liquide, crucial pour l’apparition de la vie, est rendue plausible par les caractéristiques de ce nouveau monde, qui se rapprochent du nôtre.

Les astronomes suisses, français et portugais ont détecté cet astre à 20,5 années-lumière de la Terre, soit dans le voisinage immédiat de notre système solaire. Leurs mesures, réalisées avec un télescope de l’Observatoire austral européen (ESO) de La Silla, au Chili, ont permis d’estimer la masse minimale de l’exoplanète, équivalente à 5 fois celle de la Terre, et son diamètre, supérieur de 50 % au nôtre.

Ces dimensions laissent penser que l’objet céleste est de type rocheux, couvert d’une surface solide ou liquide, et non gazeux. Ces traits suffiraient déjà à imposer la découverte comme une étape marquante dans la quête d’une planète semblable à la nôtre. Sur les 220 astres détectés en douze ans, dans leur grande majorité des géantes gazeuses comparables à Jupiter ou à Neptune, elle se classe à ce jour comme la plus légère. Mais ce n’est pas tout. Les chercheurs estiment que cette”super-Terre” a des chances de jouir d’une température située entre 0 °C et 40 °C, selon sa capacité, encore inconnue, à refléter la lumière et la vigueur de l’effet de serre qui pourrait y régner. Elle serait ainsi la première exoplanète à se trouver, comme la Terre, dans la”zone d’habitabilité” où des températures clémentes permettent à l’eau de demeurer à l’état liquide.

Cette situation privilégiée ne suffit évidemment pas à garantir l’émergence de la vie sur une planète rocheuse. Mars, par exemple, se situe aux franges de la zone d’habitabilité de notre système solaire, mais n’est guère hospitalière. Pour la nouvelle exoplanète, la situation pourrait être encore plus complexe. Elle est 14 fois plus proche de son étoile, Gliese 581, que la Terre l’est du Soleil. S’il était placé à une distance équivalente, notre monde, calciné, n’aurait plus rien d’accueillant.

L’exoplanète est, elle, préservée de ce sort parce que Gliese 581 n’est pas comparable à notre étoile. C’est une naine rouge, beaucoup plus petite, moins chaude et 50 fois moins brillante. Autour de ce type d’étoiles, la zone d’habitabilité est donc bien plus proche. Le confort pourrait toutefois y être menacé par la violence des éruptions des naines rouges, réputées colériques. “Mais depuis que nous l’observons, Gliese 581 nous est apparue aussi calme que le Soleil”, dit Xavier Delfosse (université Grenoble-I), cosignataire de l’étude à paraître dans Astronomy and Astrophysics.

UNE DÉTECTION ARDUE

L’équipe, menée par le Suisse Michel Mayor, codécouvreur de la première planète extrasolaire, surveille en effet cette étoile depuis qu’elle a repéré à proximité, il y a deux ans, une première exoplanète, de masse proche de celle de Neptune. Des indices laissaient penser que d’autres astres l’accompagnaient, dont la détection s’annonçait ardue. La méthode employée par les astronomes ne leur permet pas de voir les planètes mais seulement d’en déduire la présence, en analysant les variations infimes que leur gravité impose au mouvement de leur étoile, et donc à la lumière qu’elle émet. La précision du spectrographe Harps, installé récemment à La Silla, a permis peu à peu de distinguer deux autres planètes : la super-Terre et une autre, d’environ 8 masses terrestres, beaucoup plus éloignée de la naine rouge.

L’équipe internationale a ainsi signé sa deuxième découverte d’un système de petite taille. Et Harps a tenu son rang de meilleur instrument actuel pour la détection de petits corps, en attendant les très grands télescopes terrestres ou les sondes qui, dans une quinzaine d’années, commenceront à nous dire si la vie a pu apparaître sur les nouvelles Terres habitables.

Source : Jérôme Fénoglio pour Le Monde

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4 Comments »

Les commentaires sur cet article

  1. Gregoo says:

    Chouette, on va pouvoir déménager 😉

    1. McM says:

      Exactement, il y a de l’espoir maintenant !

      1. machaut says:

        d’ici qu’on l’atteigne, Gaïa aura eu le temps de presque se débarasser de l’espèce humaine, qui se sera défait de son arrogance technologique

        1. Bleu-Rouge blog » Blog Archive » Planète de secours 2 says:

          […] vous souvenez de notre petite planète de secours : Gliese 581 […]

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