Bleu-Rouge blog

Mon Weblog 3.3

30 Jun

Mission Florimont au théâtre Tristan Bernard

Posted in Théâtre on 30.06.09

Equipe MissionFlorimont

Pourquoi changer une équipe qui gagne ? En 2006, Sébastien Azzopardi et Sacha Danino signaient l’adaptation scénique du Tour du Monde en 80 jours. Salué par la critique, le duo récidive aujourd’hui avec Mission Florimont, une comédie chevaleresque hilarante qui mélange les genres et fait se téléscoper les époques. L’histoire de France, revue et corrigée, est ici le prétexte à une épopée délirante version Monthy Python ou Kaamelott. Sont aussi bien évoqués Raymond Queneau et ses Fleurs bleues pour ses néologismes ou anachronismes, OSS 117 pour l’espion catastrophe et l’actualité pour son spectacle de “gaffes” quotidiennes. Dans la bouche des cinq comédiens au plaisir affiché (Julie Victor, Sébastien Castro, Guillaume Bouchède, Olivier Solivérès et Erwan Creignou), les répliques fusent. Ils “jurent sur la tête de Louis XVI”, parodient les débats politiques, citent François Mitterrand et détournent les paroles de Serge Gainsbourg ou de Florent Pagny. Sans oublier l’apparition d’un pape bling-bling qui “assure comme une bête”. De références en clin d’oeil savoureux, les comédiens réalisent une performance. Les aventures de Florimont de la Courneuve, espion maladroit de François 1er envoyé en mission spéciale, se transforment en croisade du rire.

Mission Florimont

Source : Direct Matin

No Comments »

07 Dec

Burlingue

Posted in Théâtre on 07.12.08

Reprise pour la 3e programmation de la comédie déjantée Burlingue à La Comédie Saint Michel !

Jeannine Famechon et Simone Courlier, collègues de bureau (“burlingue” en langage populaire) depuis des années (partageant la même ambition : plaire au Directeur) entrent en conflit pour… une gomme !
Ces deux employées modèles (l’une célibataire, mordant dans la vie à pleines dents, vouée au romantisme et à la recherche du Prince Charmant… dissimulant sa solitude derrière une solidarité féminine ; l’autre, mère de famille, pieuse et enviable, cachant sa propre détresse derrière l’image de la parfaite respectabilité) se livrent à une véritable joute verbale et physique, un jeu vicieux de “Je t’aime moi non plus”, énergique, rythmé et surprenant ! Leur conflit absurde, symbole de toutes les luttes de pouvoir, dégénère au point de devenir un affrontement féroce, sans concession, inexorable…

 

JEANINNE : Je vous aime, c’est vrai. J’aime la race humaine, j’ai toujours espéré en elle. Et en la femme tellement plus qu’en l’homme. Oh, je n’ai jamais pensé que l’homme était foncièrement mauvais, ni égoïste, ni cupide, ni roublard, non, rien de tout cela… ni menteur, ni coureur, ni lâche, ni pervers… Non, je pense que l’homme est malade, incurablement malade de porter sa virilité, et que ce combat permanent l’entraîne sur des chemins où il se fourvoie parfois. La femme, elle, est débarrassée de ces contingences freudiennes. Vous même, en consacrant votre vie à votre travail et à votre foyer, de façon si magistrale…

SIMONE : Ne jouez pas les prophètes pour un auditoire peu attentif. On ne m’attrape pas avec du miel, moi.

JEANINNE : Je ne cherche pas à vous attraper, Simone. Je ne veux que vous faire entrevoir notre ressemblance. Nous sommes jumelles, coulées dans cette pièce comme des nichons dans une brassière. Je suis vous, vous êtes moi, nous naviguons sous le même pavillon, nous courons pour les mêmes couleurs. Quand je respire c’est avec votre permission, quand vous toussez c’est que j’en ai envie…

SIMONE : Le miel, toujours le miel.

JEANINNE : Mais non, Simone, c’est le coeur qui s’ouvre sous la trop forte marée de mes sentiments. Il y a des années que j’ai envie de vous le dire et que je me tais parce que ce n’est pas convenable… vous êtes belle…

SIMONE : Mais non.

JEANINNE : Si, vous êtes belle, moi je vous trouve belle et… j’ai envie de vous.

SIMONE : Qu’est-ce que c’est que cette comédie ? Vous êtes complètement maboule.

JEANINNE : Parfois vous travaillez, je lève les yeux et je vous vois. Vos paupières sont baissées sur l’ouvrage, de votre front transpire une légère brume argentée, si jolie sous le néon, vos narines, palpitantes comme des colombes, frémissent sous l’effort…

SIMONE : C’est fini, oui. 

Comédie drôle et décalée, Burlingue nous met face aux meilleurs et aux pires aspects de la nature humaine dans sa quête de supériorité. De l’appréciation jusqu’à la haine, en passant par la confiance, la manipulation, la jalousie et les mensonges, Burlingue nous offre une vision terriblement actuelle des rapports humains contemporains. Un moment de pure comédie qui explore, en même temps, la véracité de nos valeurs modernes…

 

No Comments »

17 Oct

Imagine-toi

Posted in Personnel, Photo, Rêve, Théâtre on 17.10.08

L’affiche est môche, Julien Cottereau n’est pas un canon, le théâtre des Bouffes Parisiens est petit mais l’univers du jeune homme est sans limite.

Je ne savais pas trop ce que j’allais voir, j’avais vu l’affiche, je savais qu’il avait eu le Molière 2007 “Révélation Théâtrale Masculine” et j’avais lu “Clown Mime Show”.

Ca commence par un mime, j’entend des personnes rirent aux éclats alors que je ne souris même pas. Petit à petit je me dis qu’il est décidement très doué. Je viens à le comparer au mime Marceau. Je l’imagine faire une tournée planétaire. J’en viens à rire franchement. Je finis pas pleurer sans retenue, émue par l’émotion partagée par ce clown. J’en suis encore bouleversé, et tout ça sans parole, à dix mille lieux des stand-up actuels.

Comme le disais un journal : “Une étoile est née rendue encore plus brillante au travers des larmes d’émotions du public”.

Comme c’était la générale, nous avons eu le droit au défilé de stars. Et comme j’avais l’autographe de la production nous avons été abreuvé de champagne et petits fours tous plus bon les uns que les autres. 🙂

One comment »

03 Oct

Equus

Posted in Personnel, Photo, Théâtre on 03.10.08

Un décor minimaliste et un beau jeu de lumières porte l’intrigue qui se compose essentiellement de flash-back vécu pendant l’analyse d’Alan.

J’ai parfois été gêné d’être voyeur, non pas du corps nu de Julien Alluguette mais d’assister à l’ouverture de cet esprit tordu. c’est, de mon point de vue, indiscret, je me suis senti de trop.

Tous les passages sur la description des chevaux m’ont rappelé des souvenirs de mes 7 années d’équitation, tout comme l’adolescent je pense que le cheval est un animal profondément sexuel et qu’il y a quelque chose de très vivant dans ses yeux, de très communicatif, tout en étant mystérieux car limité à notre propre interprétation.

Tous les rôles secondaires sont très caricaturaux et Bruno Wolchovitch, qui joue le psy, ne m’a pas convaincu. Il est décrit par la juriste comme étant un très bon psy mais il m’a paru trop intrusif. Peut être est-ce la bonne méthode à adopter avec ce genre de patient mais je ne pense pas qu’elle me conviendrait alors que je me suis reconnu dans bien des aspects de la personnalité du jeune homme : le rapport aux chevaux, l’attrait des yeux et de leur destruction.

One comment »

13 Dec

Jean-Michel Jarre – Oxygène 2007

Posted in Musique, Personnel, Photo, Théâtre on 13.12.07

Encore une soirée incroyable : voir (de très près et sous tous les angles) Jean-Michel Jarre jouer en live Oxygène, l’album vieux de 30 ans (mais qui n’a pas vieilli) pour la première fois en intégralité ! (au théâtre Marigny)

Jean-Michel Jarre - Oxygène 2007

Pour fêter les 30 ans de la sortie mondiale d’Oxygène, l’album qui a lancé sa carrière, Jean Michel Jarre l’a réenregistré avec les synthétiseurs d’origine qu’il avait utilisés en pionnier à l’époque.

Cette version 2007 très proche de l’original est parue lundi en France et en Europe. Jarre, 59 ans, jouera l’intégralité de l’album lors de dix concerts au théâtre Marigny à Paris du 12 au 26 décembre, sur les synthétiseurs analogiques de l’époque, aux noms de vaisseaux spatiaux (ARP 2600, VSC3, Eminent 310 ou encore les fameux Moog Modular et RMI).

Oxygène, paru fin 1976 en France et en 1977 dans le monde, était le deuxième album de Jarre et a rencontré un énorme succès public. Avec 12 millions d’unités vendues, ce disque, composé de six plages instrumentales et récompensé d’un grand prix de l’Académie Charles Cros, est l’un des plus gros succès français à l’international (il avait notamment été numéro 2 dans les palmarès anglais).

Il reste aussi le meilleur album de son auteur. Il a d’autant mieux résisté à l’épreuve du temps que les 30 ans écoulés depuis sa création lui donnent aujourd’hui un côté rétro-futuriste qui ajoute à son charme.

Grâce à lui, Jarre s’est établi comme un des pionniers des musiques électroniques, avec une dimension plus grand public que des groupes comme les Allemands Kraftwerk ou Tangerine Dream.

source : Paul Ricard pour l’AFP
photo du concert : FlicR

2 Comments »

03 Oct

Le Roi Lion à Mogador

Posted in Musique, Personnel, Photo, Théâtre on 03.10.07

Grosse claque ! Essentiellement par la mise en scène, les décors et les costumes.

Ma boite ayant organisé une petite sauterie à Mogador pour une cinquantaine de nos clients, j’ai distribué les paniers repas sac cadeaux et j’ai gagné une place pour la représentation. Youpi, une comédie musicale de plus…

Et bien non, Le Roi Lion n’est pas juste “une de plus”. Les 6 Tony Awards qu’elle a décroché sont plus que mérités. Je suis complètement sous le charme de ce spectacle et de ces 25 espèces d’animaux présents sur scène (dont 2 girafes de 8m et 1 éléphant de 40m3).

Les places sont chères mais assister au film de Disney en live n’a pas de prix pour tout le reste il y a MasterCard (visiblement cette pub marque les esprits).

Le Roi Lion - Mogador

tags: , ,

8 Comments »

27 Jun

Max Boublil prend le théâtre du Petit Gymnaste

Posted in Musique, Photo, Théâtre on 27.06.07

Parce qu’il a permis à Laurent Ruquier de parler “cul” avec Hélène Ségara sur France2 hier soir grâce à sa chanson “Ce soir tu vas prendre” et notamment ses paroles, je vous conseille d’aller voir Max Boublil prend le théâtre du Petit Gymnaste

Max Boublil prend le théâtre du Petit Gymnaste

tags:

One comment »

13 Mar

Le songe d’une nuit d’été

Posted in Théâtre on 13.03.07

Vendredi, avec Wilfrid, nous avons pu assister à une des premières représentations du Songe d’une nuit d’été à la MC93. Mon article ne saura pas retranscrire l’émotion que j’ai ressenti en voyant cette création.

Le Songe d’une nuit d’été © Michel Gantner

Déjà le texte : c’est la première fois que j’écoute une pièce de Shakespeare, c’est tout simplement beau. William Shakespeare tire une profondeur et une puissance des mots, c’est incroyable, je suis sous le charme. Ce n’est pas du tout élitiste comme je pouvais m’y attendre.

Ensuite le sujet : les songes, les rêves, quoi de mieux pour m’emmener au coeur d’une histoire ? Une reine des fées, de l’amour, de la jalousie et même du sexe. Tout est merveilleuse mêlé pour créer un conte universel.

Pour finir la mise en scène : moderne et classique, un mix surprenant. Les hommes joués par des femmes, les femmes jouées par des hommes, tout le monde en jupe, en robe ou nu. Tout est noir ou blanc ou les deux. La forêt originelle est représentée par une forêt de tubes illuminés par des néons…

tags: ,

2 Comments »

29 Nov

Gérald Dahan

Posted in Théâtre on 29.11.06

Gérald Dahan

Hier, lors des DellDays, j’ai pu assister à une représentation spéciale de Gérald Dahan à la salle Gaveau. Je le connaissais essentiellement pour son imitation vocale et physique de Patrick Timsit et puis je me suis souvenu également qu’il était l’auteur de certains canulars d’un mauvais gout certains. Au final il a un réel talent, le spectacle est bien mis en scène, il a su chauffer la salle alors que le public d’une soirée gratuite est toujours plus difficile. Il a bien sur taper sur la politique mais sur les deux camps. Ensuite il a mélangé les chansons et les imitations jusqu’au final / best of qui confirme son talent pour prendre possession d’un personnage en 1/4 de seconde.

tags:

No Comments »

15 Aug

Charlotte de Turckeim

Posted in Théâtre on 15.08.06

Dans son spectacle “On m’a pas prévénue”, elle parle des difficultés à être parent. A ce moment, elle se livre à sa psy…

– Parfois j’ai des sales pensées.
Vous savez le petit Grégory là… Oh c’est horrible, c’est affreux, c’est monstrueux…
Oh j’ai honte de penser une chose pareille.
Enfin si ca se trouve, il était très chiant ce gosse.

tags:

3 Comments »

23 Apr

Comic Symphonic

Posted in Théâtre on 23.04.06

Comic Symphonic

Comme l’année dernière, j’ai été invité par le Casino de Paris à une représentation de Comic Symphonic avec Marc Jolivet et l’Orchestre Symphonique Lyonnais dirigé par Philippe FOURNIER. J’y suis allé avec César que j’ai rencontré quelques fois depuis le mois de janvier. Marc Jolivet étant pro écologiste, je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit sur scène mais dans l’ensemble je trouve le spectacle très drôle. Par ailleurs, je suis impressionné par l’orchestre symphonique, son interprétation de l’hymne européen m’a amené au bord des larmes, et pour une fois on voit bien que les musiciens sont heureux de jouer, ils y prennent visiblement plaisir. Seul petit regrêt, si j’avais été mis au courant, j’aurais demandé une place pour le jeudi et assister à l’enregistrement de l’emission “Troisième Rappel”, j’aurais pu voir mon ami Wilfrid et Antoine.

tags:

No Comments »

17 Mar

L’école des femmes

Posted in Théâtre on 17.03.06

L'école des femmes

Cette pièce de Molière est d’une incroyable modernité pour moi. Hanté par sa phobie d’être cocu, Arnolphe a décidé d’élever sa jeune pupille, Agnès, dans la plus grande ignorance du monde et des choses de la vie. En ayant fait d’elle une sotte, il pense s’être fabriqué l’épouse idéale : à la fois soumise et fidèle ! C’est sans compter le coup de foudre réciproque d’Agnès et d’Horace, le jeune fils du vieil ami d’Arnolphe…

Coline Serreau signe ici une mise en scène audacieuse. Les costumes sont asymétriques, le décor se réduit à des tentures majestueuses. Lolita Chammah joue l’ingénue à merveille et Alexis Jacquin a la folie nécessaire pour représenter l’amoureux épris de sa belle.

Coline Serreau raconte : ” Arnolphe, c’est l’occident. Il a tout : le savoir, l’argent, le pouvoir, la technologie, il a prévu son bien-être dans les moindres détails depuis des années et en une après-midi, tout son monde s’effondre simplement parce qu’il a oublié une seule petite chose : regarder vivre les autres. Il est donc logiquement débordé par le sens de l’histoire, qui est le sens de l’intérêt du plus grand nombre, un sens non pas moral mais organique. Arnolphe subit, sans comprendre ce qui lui arrive, le tsunami dévastateur de la jeunesse en marche qui refuse l’enfermement, la sclérose et l’esclavage. Son désarroi, lui qui aime si sincèrement si complètement si tendrement celle dont il veut s’approprier le corps et l’esprit, est notre désarroi. ”

Wilfrid et moi sommes allés assister à L’école des femmes de et avec Coline Serreau au théâtre de la Madeleine. C’est un peu dur de rentrer dans la pièce au début, Coline Serreau joue un rôle masculin, celui du père et il faut se faire à la diction en vers et en rimes, mais tout cela s’efface assez vite pour laisser place à l’histoire.

Pour la petite histoire, le petit chat d’Agnès est mort. J’ai immédiatement pensé à Mélissa MARS qui nous chantait en janvier dernier un texte identique avec la même désinvolture qu’Agnès dans la pièce.

tags: ,

No Comments »

Creative Commons License